Allégorie du traité de la paix des Pyrénées, 7 novembre 1659 par Claude Deruet

Allégorie du traité de la paix des Pyrénées, 7 novembre 1659, par Claude Deruet, XVIIe siècle

Ce tableau symboliserait la paix des Pyrénées dont l’une des clauses incluait le mariage du jeune souverain avec l’infante d’Espagne (Marie-Thérèse, épousée le 9 juin 1660). Celui-ci, ainsi que sa mère Anne d’Autriche et son frère Philippe, caracolent au premier plan en habits de deuil (sans doute celui de Gaston d’Orléans survenu le 2 février 1660).
A gauche, sous un palmier chargé de fruits signes de l’abondance retrouvée grâce à cet hymen, Pallas-Athéna, protectrice des héros, ordonne aux putti de placer des rameaux d’olivier sur les trophées militaires. Junon, personnification de la sagesse, est victorieuse de ce jugement de Louis XIV-Pâris qui lui confie sa couronne. Vénus est au centre de ce trio de Grâces. Dans le palmier, trois putti supportent les armes de France et de Navarre. Le tableau est rehaussé de rouge par endroits, ce qui contraste fortement avec la gamme verte du paysage.
Deruet signe là une de ses dernières œuvres. Peintre des ducs de Lorraine, il est encore en faveur au Louvre, alors que Le Brun et Mignard sont déjà connus.

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